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LE SYNDROME D’ALIENATION
PARENTALE
SAP
( En anglais - PAS - Parental Alienation Syndrome )
par François Podevyn (4/4/2001)
podevyn.f@js.mil.be
Distribution
MCP
Mouvement de la Condition Paternelle
pour une égalité parentale
3, rue Michel-Chauvet
1208 Genève
Novembre 2001
Sommaire
- Qu’est-ce que le
syndrome d’aliénation parentale ?
1.1. Définition
1.2. Historique
1.3. Origines
1.4. Conséquences pour l’enfant
1.5. Comment réagir ?
- Comment identifier
le syndrome d’aliénation parentale ?
2.1. Comment identifier un parent aliénant ?
2.2. Comment identifier un enfant aliéné ?
2.3. Comment différencier un syndrome d’aliénation d’un cas d’abus
ou de négligence ?
- Comment traiter le
syndrome d’aliénation parentale ?
3.1. Approches légales et thérapeutiques
3.2. Thérapie familiale dans le stade II (moyen)
3.3. Le programme de transition dans le stade III (grave)
- Les aspects
juridiques et légaux
4.1. Contexte légal aux Etats-Unis
4.2. Le code civil allemand
4.3. La Cour européenne
- Les parents qui ont
réussi
- Annexes
6.1. Références
6.2. Les auteurs
AVANT-PROPOS
Depuis que j’ai quitté la mère de mes 3
enfants, je ne cesse de les voir s’éloigner de moi, en dépit de tous
mes efforts. Grâce à Internet, je suis tombé sur une abondante
littérature sur le sujet. Le but de ce document est de disposer d’un
résumé dédié aux avocats, aux juges, aux procureurs et aux experts
des tribunaux qui tentent de résoudre ce type de situation. Je le
dédie aux mères et aux pères victimes de ce syndrome, en insistant
sur la nécessité d’agir immédiatement. Je n’ai pas inventé une ligne
de ce document. Tout provient de lectures traduites et résumées
d’articles repris sur Internet. Il est loin d’être exhaustif et loin
d’être parfait. Je ne suis ni médecin, ni juriste, ni traducteur. Je
ne suis qu’un père qui tente de comprendre.
1. Qu’est-ce que le syndrome d’aliénation
parentale ?
1.1. Définition
L’aliénation parentale est un processus qui
consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents
sans que ce ne soit justifié. Lorsque le syndrome est présent,
l’enfant apporte sa propre contribution à la campagne de dénigrement
du parent aliéné.
(GARDNER2 et GARDNER3, §1)
1.2. Historique
La tradition considère que la femme, en
tant que mère, est plus apte à s’occuper des enfants que l’homme.
Dès les années 60, les mères poursuivent de
plus en plus des études et une carrière tandis que les pères
s’impliquent davantage dans les activités du ménage et la prise en
charge des enfants.
Au début des années 70, une loi permettant
le divorce « sans torts » aux Etats-Unis provoque une vague de
divorces sans précédent.
Quelques années après, une loi organise la
« garde conjointe », impossible auparavant sans l’accord de la mère.
L’idée que l’intérêt des enfants prime et
que le meilleur parent sont les deux parents a un effet pervers : si
les parents ne s’entendent pas, le conflit dont l’enjeu est la garde
des enfants est porté devant les tribunaux et dégénère en une guerre
dans laquelle chacun cherche à démontrer que l’autre est un mauvais
parent.
Dans les années 80, on observe une escalade
des conflits et, dans les cas extrêmes, le détournement de
l’affection des enfants par un des parents au détriment de l’autre
parent. Le premier à mettre un nom sur ce phénomène est le
psychiatre Richard Gardner : le « syndrome d’aliénation parentale
».(MAJOR, §6 à 11)
Le syndrome se manifeste en général chez la
mère des enfants, notamment parce que sa mise en place demande
beaucoup de temps et que c’est souvent elle qui en a la garde
principale. Toutefois, le cas peut se présenter chez des pères
instables ou dans des cultures où la femme n'a traditionnellement
aucun droit tangible. (MAJOR, §31 et 33)
Depuis la fin des années 90, le père passe
de plus en plus de temps avec ses enfants dans le cadre de gardes
conjointes. La proportion entre les hommes et les femmes qui
induisent un tel désordre psychologique chez les enfants tend
actuellement à s’équilibrer. (GARDNER_ADDENDUM2, §6)
Aux Etats-Unis et au Canada, de plus en
plus de tribunaux reconnaissent l’existence des dommages causés aux
enfants victimes du syndrome d’aliénation parentale et en tiennent
compte dans leurs jugements. (GARDNER_ADDENDUM2, §17).
1.3. Origines
En cas de séparation, il est naturel d’être
inquiet lorsque les enfants s’en vont la première fois en visite
chez l’autre parent. Au début, les dérives sont fréquentes, comme de
dire … « Appelle-moi dès que tu arrives », « Appelle-moi si tu as
peur », « Je viendrai te chercher », etc. Si le parent est
psychologiquement fragile, l’anxiété peut croître au lieu de
disparaître, et déclencher le processus d’aliénation. (MAJOR, §35 et
36)
Le parent aliénant est souvent un parent sur-protecteur. Il peut
être aveuglé par sa rage ou animé par un esprit de vengeance
provoquée par la jalousie ou la colère. (GARDNER2, §14 à 17).
Il se voit en victime, injustement et
cruellement traitée par l’autre parent dont il cherche à se venger
en faisant croire aux enfants que cet autre parent a tous les torts.
(LOWENSTEIN1, §15).
Dans des familles qui présentent des
dysfonctionnements, le phénomène implique plusieurs générations. Le
parent aliénant est soutenu par des membres de sa famille, ce qui
renforce son sentiment d’être dans le vrai. (MAJOR, §53)
1.4. Conséquences pour l’enfant
L’enfant est amené à haïr et à rejeter un
parent qu’il aime et dont il a besoin. (FAMILYCOURTS, §3)
Le lien entre l’enfant et le parent aliéné
sera irrémédiablement détruit (GARDNER3, §66). En effet, on ne peut
reconstruire le lien entre l'enfant et le parent aliéné s'il y a eu
un hiatus de quelques années (GARDNER_ADDENDUM2, §2)
Le parent aliéné devient un étranger pour
l'enfant. Le modèle principal des enfants aura été le parent
pathologique, mal adapté et présentant un dysfonctionnement.
Beaucoup de ces enfants développent de sérieux troubles
psychiatriques (MAJOR, §57)
Induire un syndrome d’aliénation parentale
à un enfant est une forme d’abus. Dans les cas d’abus sexuels ou
physiques, les victimes arrivent un jour à surmonter les blessures
et les humiliations qu’ils ont subies. A contrario, un abus
émotionnel va à coup sûr avoir des répercussions psychologiques et
peut engendrer des problèmes psychiatriques pour le restant de la
vie (GARDNER_ADDENDUM2, §2)
Les effets chez l’enfant victime du
syndrome d’aliénation parentale peuvent être une dépression
chronique, une incapacité à fonctionner dans un cadre psychosocial
normal, des troubles d’identité et d’image, du désespoir, un
sentiment incontrôlable de culpabilité, un sentiment d’isolement,
des comportements hostiles, un manque d’organisation, un
dédoublement de personnalité et parfois, le suicide. Des études ont
montré qu’une fois adulte, les victimes d’une telle aliénation ont
un penchant pour l’alcool, la drogue et présentent d’autres
symptômes de mal être profond (FAMILYCOURTS, §19)
Le sentiment incontrôlable de culpabilité
est provoqué par le fait qu’il réalise, une fois adulte, qu’il a été
le complice malgré lui d’une grande injustice infligée au parent
aliéné (LOWENSTEIN1, §13)
L’enfant aliéné risque de reproduire la
même pathologie psychologique que le parent aliénant. (GARDNER3,
§66).
1.5. Comment réagir ?
- Identifier le
syndrome
- Tenter une
médiation
- Saisir le
Tribunal
- Erreurs à éviter
1.5.1. Identifier le syndrome
Le phénomène qui consiste pour un
parent à monter ses enfants contre l’autre parent est une notion
facile à comprendre. Cependant, historiquement, le processus a
été difficile à identifier. Il s’ensuit d’interminables
procédures, émaillées de nombreuses plaintes et s’enlisant dans
la recherche de détails qui parfois s’évaporent finalement
d’eux-mêmes (BONE-WALSH, §1)
Il importe, avant de poser un tel diagnostic, d’être sûr que le
parent aliéné ne mérite aucunement d’être rejeté et haï, à cause
de comportements véritablement répréhensibles.
(LAMONTAGNE, page 81)
La tâche doit être confiée à un
professionnel de la santé mentale qui connaît ou qui a étudié ce
type de maladie. Il fait passer aux parents une série de tests
psychologiques et rédige des recommandations (MAJOR, §65)
Dans ses guides pour parents et
professionnels où il fait figure de pionnier, Gardner a présenté
une description détaillée du phénomène en identifiant une
panoplie de comportements chez l’enfant et chez les parents
(LAMONTAGNE, page 179 §3)
1.5.2. Tenter une médiation
Une médiation destinée à trouver un
terrain d’entente et un modus vivendi est de loin préférable à
une action en justice qui va détériorer de façon dramatique la
relation entre les parents pour le long terme (LOWENSTEIN2, §1)
Des professionnels de la santé au
courant du syndrome d’aliénation parentale, de ses origines et
de ses effets, doivent intervenir le plus rapidement possible
afin d’empêcher que les dommages causés par l’aliénation ne
deviennent irréversibles (LOWENSTEIN1, §42)
Les deux parents doivent être évalués
séparément. Une fois la certitude acquise qu’aucun des deux
parents ne représente pas ou plus un danger pour les enfants, le
travail de médiation peut vraiment commencer. Un de ses effets
sera d’éviter l’aliénation des enfants par l’un ou l’autre
parent. Si cette première étape échoue, il faut adopter une
approche plus ferme et recourir au système judiciaire.
(LOWENSTEIN1, §43)
1.5.3. Saisir le tribunal
Si le processus est identifié - même
s’il n’a pas encore porté ses fruits - il doit être considéré
par les professionnels comme une violation directe et
intentionnelle d’une des obligations les plus fondamentales d’un
parent, qui est celle de promouvoir et d’encourager une relation
positive et harmonieuse entre l’enfant et son autre parent
(BONE-WALSH, §1 et 25)
Le parent qui encourage ses enfants à
ignorer les droits de visite doit être puni par le tribunal afin
d'être rappelé à l'ordre (GARDNER_ADDENDUM §11)
On ne peut admettre qu’un parent stable
et capable soit privé du droit d’exercer son rôle de parent
(LOWENSTEIN1, §57)
Sans menaces de sévères amendes, de
séjour en prison ou de perte totale de la garde, le parent
aliénant a peu de chance de changer (MAJOR, §69).
Un autre intérêt de ces menaces est de
fournir aux enfants aliénés l'excuse dont ils ont besoin pour
aller voir le parent aliéné tout en ne décevant pas le parent
aliénant : "Je le hais vraiment. "J'y vais seulement pour
t'éviter d'aller en prison." (GARDNER_ADDENDUM2, §14)
Sans une intervention extérieure et
sans une aide psychologique, il est probable que l’enfant ne se
rend jamais compte de ce qui s’est passé (MAJOR, §58)
On peut soigner les enfants par une
thérapie appropriée, seulement à condition que l’action
empoisonnante du parent aliénant soit neutralisée (MAJOR, §74)
1.5.4. Erreurs à éviter
1) Tenir compte uniquement de l’avis
des enfants
Les enfants rencontrés paraissent bien fonctionner à l’école,
leur vie sociale semble normale et, de prime abord, ils ne
présentent pas de psychopathologie particulière. Mais, tous, à
des degrés divers, réclament la cessation des contacts avec
l’autre parent. L’on plaide alors que, dans l’intérêt de
l’enfant, il faille suspendre les visites parce que «
traumatisantes... on ne veut pas forcer l’enfant... » et il en
irait tout à coup de l’intérêt de l’enfant, de ses droits et de
son besoin de n’avoir qu’un seul parent! (LAMONTAGNE, page 179,
§2)
2) Ordonner une thérapie familiale
traditionnelle
Ordonner une thérapie traditionnelle est sans effet. Les parents
qui induisent un syndrome d’aliénation parentale ne sont pas des
candidats à une thérapie. Un candidat doit être conscient du
fait qu'il a un problème psychologique et doit vouloir guérir.
Quant aux enfants, même avec une séance de thérapie tous les
jours, le reste du temps serait employé à continuer leur
endoctrinement. On peut comparer un parent aliénant avec le
gourou d'une secte. Pour qu'une déprogrammation réussisse,
l'enfant doit être coupé de tout contact avec l'auteur de
l'endoctrinement. Enfin, ordonner une thérapie traditionnelle
donne au parent aliénant un avantage car le temps joue en sa
faveur (GARDNER_ADDENDUM2, §7 et 8)
3) Ordonner que les deux parents
décident ensemble du bien être des enfants
C’est ignorer l’ampleur du problème. Il faut d’une part cesser
de croire à la bonne volonté de l’aliénant et d’autre part faire
cesser son action néfaste en utilisant le seul pouvoir qu’a la
société, c’est-à-dire en recourant à la « fonction tierce » (en
canadien dans le texte) (LAMONTAGNE page 197, §1)
2. Comment identifier le syndrome
d’aliénation parentale ?
2.1. Comment identifier un parent
aliénant ?
Dans son livre « Protecting your
children from parental alienation », le Dr Douglas Darnall
décrit le parent aliénant comme procédant d’un système fait
d’illusions, où tout son être est orienté vers la destruction de la
relation entre les enfants et l’autre parent (MAJOR, §28)
Pour le parent aliénant, avoir le contrôle
total de ses enfants est une question de vie ou de mort. Il est
incapable d’individualiser (de reconnaître en ses enfants des êtres
humains séparés de lui) (MAJOR, §38 et 39)
Le parent aliénant ne respecte pas les
règles et n’a pas l’habitude d’obéir aux jugements des tribunaux. Il
présume que tout lui est dû et que les règles sont pour les autres
(MAJOR, §38 et 40)
Le parent aliénant est parfois sociopathe
et sans conscience morale. Il est incapable de voir la situation
sous un autre angle que le sien, spécialement pas sous celui des
enfants. Il ne distingue pas la différence entre dire la vérité et
mentir (MAJOR, §41)
Le parent aliénant cherche désespérément à
contrôler l’emploi du temps des enfants lorsqu’ils sont chez l’autre
parent. Laisser partir ses enfants équivaut à lui arracher une
partie du corps (MAJOR, §45 et 46)
Le parent aliénant est très convaincant
dans sa détresse et dans ses descriptions. Il arrive souvent que les
personnes impliquées (police, assistants sociaux, avocats et même
psychologues) le croient (MAJOR, §60)
Le parent aliénant feint de manière hypocrite de vouloir forcer les
enfants à se rendre en visite chez l’autre parent (GARDNER2, §22)
Le parent aliénant n’est pas coopératif et
offre une grande résistance à être examiné par un expert
indépendant, qui pourrait mettre au grand jour ses manipulations
(GARDNER1, §39 à 41)
Lors d’une évaluation, le parent aliénant
peut montrer des failles dans son raisonnement. Celui-ci, fondé sur
des mensonges et illusions, s’avère parfois absurde, non crédible
(GARDNER1 §43 à 45)
Le parent aliénant soutient l’enfant dans
ses allégations propres, sans égard pour leur degré
d’invraisemblance (GARDNER1, §48 et 49)
Lorsque la présence de paranoïa est
détectée, la victime du système se limite au parent aliéné.
Au cours des litiges, la paranoïa s’étend à ceux qui défendent le
parent aliéné (parents, avocat) (GARDNER1, §91 et 92).
2.1.1. Les comportements classiques
d’un parent aliénant
On observe souvent les mêmes
comportements chez le parent aliénant qui sabote la relation
entre les enfants et l’autre parent: (CHILDALIENATION, §2)
- Refuser de
passer les communications téléphoniques aux enfants
- Planifier
toutes sortes d’activités avec les enfants durant la période
où l’autre parent doit normalement exercer son droit de
visite.
- Présenter le
nouveau conjoint aux enfants comme leur nouvelle mère ou
leur nouveau père.
- Intercepter
le courrier et les paquets envoyés aux enfants.
- Dévaloriser
et injurier l’autre parent en présence des enfants.
- Refuser
d’informer l’autre parent au sujet des activités dans
lesquelles les enfants sont impliqués (match de sports,
représentation théâtrale, activités scolaires...)
- Parler d’une
manière désobligeante du nouveau conjoint de l’autre parent.
- Empêcher
l’autre parent d’exercer son droit de visite.
- « Oublier »
de prévenir l’autre parent des rendez-vous importants
(dentiste, médecin, psychologue...)
- Impliquer
son entourage (sa mère, son nouveau conjoint...) dans le
lavage de cerveau des enfants.
- Prendre
d’importantes décisions concernant les enfants sans
consulter l’autre parent (choix de la religion, choix de
l’école)
- Changer (ou
essayer de changer) leur nom de famille ou leurs prénoms.
- Empêcher
l’autre parent d’avoir accès aux dossiers scolaire et/ou
médical des enfants
- Partir en
vacances sans les enfants et les placer chez d’autres
personnes que l’autre parent, alors que celui-ci est
disponible et volontaire pour s’en occuper.
- Raconter aux
enfants que les vêtements que l’autre parent leur a achetés
sont laids et leur interdire de les porter.
- Menacer de
punir les enfants s'ils appellent, écrivent ou essayent de
contacter l’autre parent de n’importe quelle façon.
- Reprocher à
l’autre parent la mauvaise conduite des enfants
2.1.2. Critères d’identification
Dans l’étude de 700 cas de séparations
conflictuelles au cours des 12 dernières années, on a pu
observer la présence de 4 critères qui permettent
raisonnablement de prédire que le processus d’aliénation est en
route (BONE-WALSH, §1 et 24)
- Obstruction
à tout contact
- Fausses
accusations d’abus
-
Détérioration de la relation depuis la séparation
- Réaction de
peur des enfants
2.1.2.1. Obstruction à tout
contact - (BONE-WALSH, §6 et 7)
La raison la plus souvent invoquée
est le fait que l’autre parent ne soit pas capable de
s’occuper des enfants et que ceux-ci ne se sentent pas bien
lorsqu’ils reviennent de la visite. L’ultime raison est
l’accusation d’abus (voir critère suivant) Un autre argument
est le fait que voir l’autre parent ne convient pas aux
enfants et que ceux-ci ont besoin d’un temps d’adaptation.
Le message adressé aux enfants est
ici que l’autre parent n’est plus un membre clé de la
famille et est relégué au statut de connaissance ennuyeuse
chez qui c’est une corvée d’aller.
Une telle présentation des choses
érode sérieusement la relation entre les enfants et le
parent absent. D’autant plus que dans ce contexte, le
moindre changement dans le planning des droits de visite est
prétexte à annulation.
Le but est d’exclure l’autre parent
de la vie des enfants. Le parent aliénant se place
erronément en protecteur de l’enfant, violant le principe
qui veut que chaque parent se doive de favoriser le
développement positif de la relation entre les enfants et
l’autre parent.
2.1.2.2. Fausses accusations
d’abus - (BONE-WALSH, §9 à 12)
L’abus le plus grave qui est
invoqué est l’abus sexuel. Il apparaît dans la moitié des
cas de séparations à problèmes, spécialement si les enfants
sont petits et plus manipulables. Les accusations d’autres
formes d’abus – ceux qui laissent des traces – sont moins
fréquentes.
L’abus le plus couramment invoqué
est l’abus émotionnel. Un parent accuse par exemple l’autre
de mettre les enfants trop tard au lit. En réalité, les
différences de jugements moraux ou d’opinion entre les
parents sont qualifiées par l’un comme abusives chez
l’autre. Un parent peut faire exécuter à un enfant une
activité qu’il sait que l’autre parent va réprouver, afin de
pouvoir l’accuser d’abus émotionnel.
Le parent aliénant utilise les
différences entre les parents comme étant des manquements
chez l’autre parent, au lieu de les présenter comme une
source de richesse. Le climat émotionnel que cela crée est
clairement aliénant pour l’enfant.
2.1.2.3. Détérioration de la
relation depuis la séparation - (BONE-WALSH, §14 à 17)
C’est le critère le plus décisif
Il importe que l’étude de la relation d’avant la séparation
soit menée avec beaucoup de minutie. Il est courant que
l’expert désigné se contente de la description que les
enfants font de la situation actuelle, sans chercher à
savoir de quelle nature était leur relation avant la
séparation.
2.1.2.4. Réaction de peur des
enfants (BONE-WALSH, §19 à 22)
L’enfant peut faire preuve d’une
réaction évidente de peur de déplaire ou d’être en désaccord
avec le parent aliénant. Le message de celui-ci est clair:
il faut « me » choisir. Si l’enfant désobéit à cette
directive, spécialement en exprimant une approbation envers
le parent absent, l’enfant apprendra vite le prix à payer.
Il est courant que le parent aliénant menace l’enfant de
l’abandonner ou de l’envoyer vivre chez l’autre parent.
L’enfant est mis en situation de dépendance et est
régulièrement soumis à des tests de loyauté.
Ce processus agit sur l’émotion la
plus fondamentale de l’être humain : la peur d’être
abandonné.
L’enfant est contraint à devoir
choisir entre l’un de ses deux parents, ce qui est en totale
opposition avec le développement harmonieux de son bien être
émotionnel.
Dans ces conditions, l’enfant
développe une assiduité toute particulière à ne pas déplaire
au parent aliénant. Celui-ci peut même se permettre de
donner l’impression d’être surpris par l’attitude de ses
enfants, lorsqu’ils manifestent de l’opposition à l’égard du
parent absent.
Pour survivre, ces enfants
apprennent à manipuler. Ils deviennent experts avant l’âge
pour déchiffrer l’environnement émotionnel, pour ne dire
qu’une partie de la vérité et finalement, pour s’enliser
dans les mensonges et exprimer des fausses émotions.
2.2. Comment identifier un enfant aliéné
?
Le parent aliénant confie avec force de
détails à son enfant ses sentiments négatifs et les mauvaises
expériences vécues avec le parent absent. L’enfant absorbe la
négativité du parent et devient en quelque sorte son thérapeute. Il
ressent le devoir de protéger le parent aliénant (MAJOR, §55)
L’enfant aliéné sent qu’il doit choisir le
camp du parent aliénant. C’est lui qui a le pouvoir et la survie de
l’enfant en dépend. Il n’ose pas se rapprocher du parent aliéné. Il
racontera uniquement ce qui n’était pas bien durant le droit de
visite.Un détail, un incident isolé est monté en épingle par le
parent aliénant, confortant l’enfant dans l’idée qu’il n’aime pas
être avec l’autre parent (MAJOR, §48 et 50)
Les enfants aliénés entretiennent les mêmes
illusions que le parent aliénant, dans un processus psychiatrique
appelé la «folie à deux» (GARDNER1, §91 et 92)
2.2.1. Critères d’identification
|
Symptôme (GARDNER3, §3 à 11) |
Explication
(MAJOR, §16 à 26) |
| 1.
Campagne de dénigrement |
Cette campagne se
manifeste verbalement et dans les actes. |
| 2.
Justifications futiles |
L’enfant donne
des prétextes futiles, peu crédibles ou absurdes pour
justifier son attitude. |
| 3.
Absence d’ambivalence |
L’enfant est
absolument sûr de lui et son sentiment exprimé à l’égard
du parent aliéné est manichéen et sans équivoque: c’est
de la haine. |
| 4.
Phénomène d’indépendance |
L’enfant affirme
que personne ne l’a influencé et qu’il en est arrivé
seul à adopter cette attitude. |
| 5.
Soutien délibéré |
L’enfant prend
d’une manière réfléchie la défense du parent aliénant
dans le conflit. |
| 6.
Absence de culpabilité |
L’enfant
n’éprouve aucune culpabilité face au dénigrement ou à
l’exploitation du parent aliéné. |
| 7.
Scénarios empruntés |
L’enfant relate
des faits qu’il n’a manifestement pas vécus ou qu’il a
entendu raconter. |
| 8.
Généralisation à la famille étendue |
L’enfant étend
son animosité à l’ensemble de la famille et des amis du
parent aliéné. |
2.2.2. Les trois stades de la
maladie chez l’enfant
Stade I - Léger
A ce stade, les visites se déroulent
généralement calmement, avec peu de difficultés au moment du
changement de parents. Dès que l’enfant est chez le parent
aliéné, les manifestations de la campagne de dénigrement
disparaissent ou sont discrètes et rares. Leur principale
motivation est pour l’enfant de conserver un lien solide avec le
parent aliénant (GARDNER3, §20)
Stade II - Moyen
Le parent aliénant utilise une grande
variété de tactiques pour exclure l’autre parent. Au moment du
changement de parent, les enfants, ayant compris que c’est ce
que le parent aliénant veut entendre, intensifient leur campagne
de dénigrement. Les arguments utilisés sont plus nombreux, plus
frivoles et plus absurdes. Le parent aliéné est entièrement
mauvais et l’autre entièrement bon. Malgré cela, ils acceptent
d’accompagner le parent aliéné et, une fois totalement coupés de
l’autre parent, ils redeviennent plus coopératifs. (GARDNER3,
§27 et 28)
Stade III - Grave
Les enfants sont généralement perturbés
et souvent fanatiques. Ils partagent les fantasmes paranoïaques
du parent aliénant à l’égard de l’autre parent. Ils peuvent être
paniqués à la seule idée de devoir aller en visite chez l’autre
parent. Leurs cris, leur état de panique et leurs explosions de
violence peuvent être tels qu’aller en visite devient
impossible. Si néanmoins ils vont chez le parent aliéné, ils
peuvent fuguer, être paralysés par des peurs morbides ou être
continuellement tellement provoquants et destructeurs qu’il
devient nécessaire de les ramener à l’autre parent. Même coupés
de l’univers du parent aliénant pour une période significative,
il est impossible de réduire leurs peurs ou leurs colères. Tous
ces symptômes renforcent encore le lien pathologique qu’ils
entretiennent avec le parent aliénant (GARDNER3, §38)
2.2.3. Comment identifier le stade
de la maladie en fonction des critères ?
Il est primordial d’établir un
diagnostic correct avant de choisir le traitement à apporter.
Une erreur de diagnostic peut mener à commettre des erreurs
douloureuses entraînant un traumatisme psychologique
significatif chez toutes les parties concernées. Le stade de la
maladie ne dépend pas des efforts déployés par le parent
aliénant mais bien par leur degré de «réussite» chez l’enfant
(GARDNER3, §17).
|
Symptômes |
Stade léger |
Stade moyen |
Stade grave |
|
Campagne de dénigrement |
minime |
moyenne |
forte |
|
Justifications futiles |
minimes |
modérées |
multiples et
absurdes |
|
Absence d’ambivalence |
ambivalence normale |
pas
d’ambivalence |
pas d’ambivalence |
|
Phénomène d’indépendance |
habituellement absent |
présent |
présent |
|
Soutien délibéré |
minime |
présent |
présent |
|
Absence de culpabilité |
culpabilité normale |
peu,
pas de culpabilité |
pas de
culpabilité |
|
Scénarios empruntés |
peu |
présents |
présents |
Généralisation à la
famille étendue |
minime |
présente |
énorme et
fanatique |
|
Autres critères |
Stade léger |
Stade moyen |
Stade grave |
|
Difficultés au moment d’exercer le droit de visite |
habituellement absentes |
moyennes |
énormes ou
visites
impossibles |
|
Comportement pendant le droit de visite |
bon |
hostile et provocateur par intermittence |
destructif,
continuellement
provocateur ou pas de visite |
|
Lien avec le parent aliénant |
fort
et sain |
fort
et légèrement à moyennement
pathologique |
gravement
pathologique,
souvent paranoïaque |
Lien avec le
parent aliéné |
fort,
sain ou un minimum
pathologique |
fort,
sain ou un minimum
pathologique |
fort, sain ou un
minimum
pathologique |
2.3. Comment différencier un syndrome
d’aliénation d’un cas d’abus ou de négligence ?
Lorsque des enfants manifestent de
l’animosité envers un des parents, il arrive parfois que l’autre
parent l’accuse d’abuser d’eux (physiquement ou sexuellement) ou de
ne pas s’en occuper convenablement, alors que celui-ci accuse le
premier d’avoir programmé les enfants contre lui. Il est important
de faire la différence entre les deux cas. En présence d’abus ou de
négligence grave, le diagnostic d’aliénation parentale n’est pas
applicable (GARDNER1, §4).13
|
Critères |
Cas
d’abus ou de négligence |
Cas de
syndrome d’aliénation |
| 1) les
souvenirs de l’enfant |
L’enfant
abusé se souvient très bien de ce qui lui est arrivé. Un mot
suffit à déclencher chez lui un flot d’informations
détaillées. |
L’enfant
programmé n’a pas réellement vécu ce que le parent aliénant
affirme. Il a besoin de plus d’aide pour se «souvenir» des
événements. De plus ses scénarios sont moins crédibles.
Entendus séparément les enfants donnent plus souvent des
versions différentes. Entendus ensembles, ils se jettent
plus de regards entre eux que des enfants victimes d’abus
(GARDNER1, §50 et 51) |
| 2) la
lucidité du parent |
Le parent
d’un enfant abusé se rend compte des effets désastreux
qu’entraîne la destruction progressive du lien entre les
enfants et l’autre parent et va tout faire pour réduire les
abus et sauvegarder la relation avec le parent qui abuse (ou
néglige) l’enfant. |
Le parent
aliénant ne s’en rend pas compte (GARDNER1, §59) |
| 3) la
pathologie du parent |
En cas de
comportements psychopathologiques, un parent qui abuse de
ses enfants présente également ces comportements dans
d’autres domaines de la vie. |
Le parent
aliénant reste sain dans les autres domaines de la vie.
(GARDNER1, §65 à 67) |
| 4) les
victimes de l’abus |
Un parent
qui accuse l’autre d’abus sur ses enfants l’accuse en
général aussi d’abus sur lui-même. |
Un parent
qui programme ses enfants contre l’autre parent se plaint en
général seulement du mal que le parent aliéné fait aux
enfants – alors que les reproches à son égard ne doivent pas
manquer, puisqu’il y a eu séparation (GARDNER1, §71) |
| 5) le
moment de l’abus |
Les
plaintes d’abus sont très loin antérieures à la séparation. |
La
campagne de dénigrement à l’encontre le parent aliéné débute
après la séparation (GARDNER1, §74 et 75) |
3. Comment traiter le syndrome
d’aliénation parentale ?
L’intervention psychothérapeutique doit
toujours être encadrée par procédure légale et doit pouvoir compter
sur le support du milieu judiciaire (LAMONTAGNE, page 183, §1)
3.1. Approches légales et thérapeutiques
| Stade |
Approche légale |
Approche thérapeutique |
| I –
Léger |
Aucune
|
Aucune
|
| II –
Moyen |
- laisser la garde
principale au parent aliénant
- mandater un
thérapeute pour servir de transition lors des visites et
pour avertir le tribunal des manquements
- Assortir le refus du
droit de visite de sanctions:
a. une sanction financière (réduction de la pension
alimentaire)
b. une assignation à résidence (le temps correspondant à
la visite)
c. un court emprisonnement
- en cas de
désobéissance chronique et
de récidive en dépit de l’emprisonnement,
changer la garde de parent.
|
- le thérapeute en
charge de contrôler les visites doit être familier avec
le syndrome d’aliénation parentale.
- il doit appliquer un
programme thérapeutique précis.
- il doit pouvoir
reporter directement aux juges des manquements.
- le tribunal doit
absolument faire exécuter les sanctions prévues
|
| III –
Grave |
- transférer la garde
principale au parent aliéné.
- mandater un
psychothérapeute pour exécuter un programme de
transition.
- ordonner
éventuellement un site de transition.
|
même approche que pour le stade
moyen
|
3.1.1. Traiter la maladie au stade I
(léger)
En général, la simple confirmation par
le tribunal qu’il a la garde principale fait cesser la campagne
de dénigrement du parent aliénant (GARDNER3, §22)
3.1.2. Traiter la maladie au stade
II (moyen)
L’enfant a généralement créé un lien
plus fort avec le parent qui a assuré la continuité. Il est dès
lors logique de ne pas lui enlever la garde principale de
l’enfant. Par contre, la menace de devoir payer une amende ou
d’aller en prison peut suffire à remettre le parent aliénant
dans le droit chemin tout en fournissant une excuse aux enfants
leur permettant de ne pas trahir ce parent (GARDNER3, §29 à 31).
3.1.3. Traiter la maladie au stade
III (grave)
Le seul salut pour l’enfant est le
changement de garde. Le caractère définitif de cette mesure
dépend du comportement du parent aliénant. Cette mesure doit
être accompagnée d’un traitement psychologique d’autant plus
compliqué que l’enfant ne veut pas coopérer (GARDNER3, §40) - Ce
manque de coopération qui semble rendre impossible le changement
de garde et la croyance très répandue qui veut qu’il ne vaille
mieux pas enlever un enfant à sa mère – dans le cas où elle
serait le parent aliénant – peu importe son degré de
dérangement, explique la réticence des tribunaux à imposer une
telle mesure (GARDNER3, §41) - Si le transfert des enfants
directement chez le père s’avère impossible, on peut envisager
le passage par un site de transition. Le programme de transition
doit être suivi par un thérapeute mandaté par la cour et à
laquelle il doit avoir un accès direct concernant l’aide
judiciaire et la production des ordonnances nécessaires au
succès du plan (GARDNER3, §43).
3.2. Thérapie familiale dans le stade II
(moyen)
(Résumé de l’article «Family Therapy of the
Moderate Type of Parental Alienation Syndrome» de Richard A.
GARDNER, 1999)
- Bases de la
thérapie
- Les sanctions
- Conseils pour le
traitement du parent aliénant
- Conseils pour le
traitement des enfants
- Conseils pour le
traitement du parent aliéné
3.2.1. Bases de la thérapie
La thérapie doit être prise en charge
par un seul thérapeute. Celui-ci doit rencontrer et traiter
tous les membres de la famille afin d’établir les liens entre ce
que chacun dit (GARDNER2, §3)
Le traitement doit être ordonné par le
tribunal et le thérapeute doit être en communication directe
avec le tribunal (via un avocat spécialisé par exemple) Le
parent aliénant doit être informé du fait que toute obstruction
au traitement et tout non-respect du droit de visite sera
immédiatement rapporté au juge par le thérapeute. Le tribunal
doit absolument appliquer les sanctions prévues (GARDNER2, §4)
Le thérapeute doit être familier des
méthodes autoritaires et contraignantes. De plus, dans ce type
de traitement, la confidentialité traditionnelle doit être
modifiée. En particulier, il peut révéler, à sa propre
discrétion, toute information apprise lors du traitement à des
tiers tels que le juge ou les avocats des deux parties
(GARDNER2, §5).
3.2.2. Les sanctions
Toutes les sanctions doivent être
prévues et développées dans le jugement. Il est important
que le thérapeute, mandaté par le tribunal, connaisse exactement
les menaces qu’il pourra
utiliser dans le traitement. Ces sanctions doivent être
applicables sans difficultés afin de
préserver la crédibilité du thérapeute (GARDNER2, §7)
Les sanctions possibles, par ordre
d’importance: (GARDNER2, §8 et 9)
- un rapport
défavorable du thérapeute à l’adresse du tribunal
- une
réduction de la pension alimentaire
- une
astreinte
- la menace de
transférer la garde principale à l’autre parent
- un séjour en
prison
3.2.3. Conseils pour le traitement
du parent aliénant
Ce parent suit souvent déjà une
thérapie. Il a généralement le feeling pour choisir un
thérapeute qui le soutiendra totalement dans sa cause et avec
lequel il développe souvent une relation pathologique de type
«folie à deux» Le tribunal ne doit pas interdire ce traitement
mais imposer de suivre parallèlement le traitement imposé dans
le jugement (GARDNER2, §11)
Typiquement, le parent aliéné va
refuser d’être impliqué dans une thérapie imposée par le
tribunal ou va, au contraire, faire preuve d’un grand intérêt
tout en n’étant pas coopératif et en faisant tout ce qu’il est
possible pour la saboter (GARDNER2, §12)
Le thérapeute doit faire son possible
pour trouver un allié interne: un membre proche de la famille du
parent aliénant qui se rend compte du fait qu’il va trop loin.
La mère du parent aliénant fait un allié excellent, si le
thérapeute arrive à l’enrôler. Elle peut amener le parent
aliénant à lâcher prise en le persuadant que ses manœuvres sont
désastreuses pour les enfants. Un tel allié est difficile a
trouver car chacun a peur de devenir lui-même la cible du parent
aliénant (GARDNER2, §13)
|
Motivations du parent aliénant |
Réponse |
1.
Certains parent aliénant sont aveuglés
par leur rage. |
Au niveau le plus
superficiel, on essaye de leur
faire apprécier l’importance du rôle de l’autre parent
dans l’éducation des enfants et le fait que leur
campagne de dénigrement destinée à atteindre l’autre
parent contribue aussi à développer des pathologies chez
les enfants (GARDNER2, §14) |
2.
Certains parents aliénant sont jaloux du fait
que l’autre est engagé dans une nouvelle
relation et eux pas. Le priver des enfants
équivaut à lui enlever ce qu’il a de plus
précieux au monde. |
Certains parents
aliénant utilisent la campagne de dénigrement pour
entretenir une certaine relation avec l’autre parent.
Cette campagne demande en effet du temps et interfère
continuellement avec la vie de l’autre parent. La
meilleure chose à faire est de pousser le parent
aliénant à reprendre sa propre vie en main, à trouver
d’autres intérêts et à s’investir
Dans une nouvelle relation (GARDNER2, §15) |
3. La
colère peut être provoquée par des facteurs
économiques. |
Si le thérapeute
se rend compte qu’il y a de bonnes raisons de penser que
les décisions concernant le volet financier ne sont pas
juste et contribuent à la colère du parent aliénant, il
doit le signaler au juge. Il ne doit en aucun cas
aboutir à des conclusions en la matière et doit laisser
ce soin à des experts (GARDNER2, §16) |
4. Le
coté maternel (paternel) sur-protecteur
du parent aliénant est un facteur courant qui
explique l’aliénation des enfants. Le monde
est vu comme dangereux et le père (la mère)
en particulier représente une source potentielle
de danger. |
Ce symptôme peut
être soigné par la thérapie.
Toutes les sources de colère, liées ou non à l’autre
parent, doivent être explorées. (GARDNER2, §17) |
5. Il
arrive parfois que le parent aliénant décide
soudain de déménager, de changer de ville
ou de pays. Il peut prétexter avoir fait une
rencontre amoureuse ou avoir une opportunité
de travail. |
Le thérapeute
doit essayer de découvrir s’il ne s’agit pas simplement
d’une manoeuvre de plus pour exclure les enfants de la
vie de l’autre parent et, si c’est le cas, en avertir le
juge. Dans tous les cas, il devra reconnaître qu’il est
dans l’intérêt des enfants de rester dans leur
environnement actuel, sous la garde de l’autre parent
(GARDNER2, §18) |
3.2.4. Conseils pour le traitement
des enfants
|
Motivations des enfants |
Réponse |
| 1.
Les enfants affirment souvent qu’ils seront maltraités
s’ils se rendent chez le parent aliéné. |
Prendre ces
allégations au sérieux est un très mauvais service et
antithérapeutique. Ce que les enfants disent vouloir
n’est pas toujours ce qui est le mieux pour eux. Le
thérapeute doit voir leur animosité comme superficielle
et fabriquée pour s’attirer les bonnes grâces du parent
aliénant. La bonne approche est de leur dire «Allons,
ces choses ne sont pas arrivées. Parlons plutôt de la
réalité, comme par exemple votre prochaine visite chez
votre père (mère)» Il doit rappeler aux enfants qu’avant
la séparation, ils avaient une bonne et profonde
relation avec le parent aliéné (GARDNER2, §20 et 21) |
2.
Les enfants ne veulent pas aller chez le parent aliéné,
ou y vont en justifiant leur décision par diverses
raisons destinées à contenter le parent aliénant.
« J’y vais uniquement pour son argent» ou «Si je n’y
vais pas, il ne nous donnera plus d’argent et nous
mourrons de faim» |
Les enfants ont
besoin d’une excuse pour se rendre chez le parent aliéné
sans perdre l’affection du parent aliénant. Ils ont
besoin de pouvoir lui dire qu’ils haïssent l’autre
parent mais qu’ils y vont seulement pour lui éviter les
sanctions du tribunal. Ils ne demandent qu’à y être
forcés par quelqu’un qui les menace progressivement de
ces sanctions. Le thérapeute doit jouer ce rôle, qui
implique d’être accusé de les contraindre et de les
manipuler cruellement. L’idéal est qu’ils aient fait
l’expérience du fait que le tribunal est décidé à
appliquer réellement les menaces de sanctions
financières ou pénales utilisées par le thérapeute.
L’enfant a seulement une vague idée de pourquoi il ne
veut pas aller chez le parent aliéné. S’il n’a pas une
raison précise pour y aller, il préfère subir cette
restriction draconienne (GARDNER2, §22 à 33) |
| 3. Il
arrive souvent que les enfants plus âgés prennent en
charge la programmation des enfants plus jeunes lors des
visites chez le parent aliénant «dans le camp ennemi»
Les plus âgés sont les premiers à manifester les
symptômes du SAP. Il est classique que l’aîné soit dans
le stade grave, le second dans le stade moyen et le
cadet dans le stade léger. |
La séparation
donne moins de possibilité au parent aliénant
d’atteindre l’autre parent. Programmer les enfants pour
qu’ils soient irrespectueux, désobéissants ou turbulents
lors des visites est un bon moyen de décharger sa haine.
Si le parent aliénant a été dépeint comme Incompétent,
le grand croit qu’il doit assumer son rôle. S’il a été
décrit comme dangereux, il se doit de protéger les plus
petits. L’aîné peut relayer le discourt infamant du
parent aliénant ou encourager les autres à voler ou à
détruire des objets chez le parent aliéné. La meilleure
approche consiste à organiser les visites de manière à
séparer les enfants jusqu’au moment où chacun aura fait
l’expérience que les terribles conséquences prédites
d’aller seul chez le parent aliéné ne se réalisent pas
(GARDNER2, §34 à 36) |
4. Le
moment de passer d’un parent à l’autre est
particulièrement pénible pour l’enfant victime d’un SAP.
Le conflit de loyauté est encore exacerbé si les deux
parents sont présents. |
Le bon endroit
pour effectuer cette transition est le cabinet du
thérapeute. Le parent aliénant apporte les enfants et y
passe quelque temps avec le thérapeute. Les enfants
restent ensuite un peu seuls avec le thérapeute. L’autre
parent arrive enfin, passe un peu de temps avec les
enfants et le thérapeute avant de repartir avec eux
(GARDNER2, §37) |
| 5. Il
arrive que les enfants mentent, exagèrent, travestissent
la vérité ou tentent de manipuler leur interlocuteur. |
Le thérapeute
doit décourager les enfants à vouloir faire plaisir à
chacun des deux parents en lui disant exactement ce
qu’il pense qu’il veut entendre à ce moment. Le
thérapeute doit s’employer à dissiper tout mensonge. Il
doit se montrer fort incrédule face aux allégations des
enfants à l’encontre du parent aliéné. Une fois réfuté
l’argument de l’enfant, il faut passer rapidement à
autre chose. La prochaine fois, il faut insister sur le
fait que l’allégation avancée ne s’est pas produite lors
de la dernière visite (GARDNER2, §44) |
.
Dans certains cas, il est nécessaire de moduler la durée des
visites dans le temps. Le thérapeute devrait avoir l’entière
liberté de prendre les décisions quant à l’extension et la
fréquence des visites. Il est en effet impraticable de devoir
retourner devant le tribunal chaque fois que le temps des
visites doit être revu (GARDNER2, §39)
Le thérapeute doit voir un aspect du
traitement comme un debriefing et une déprogrammation. Il faut
aider l’enfant à se rendre compte qu’il a été victime d’un
lavage de cerveau (ce qui est plus facile à faire comprendre à
des enfants plus âgés).
La technique consiste à lui parler en
ces termes: «Je ne te demande pas d’utiliser mes mots. Je veux
que tu fasses tes propres observations. Je veux que tu
réfléchisses à ce qu’il s’est passé lors de ta dernière visite
chez ton père (ta mère) et que tu te demandes si les choses que
ta mère (ton père) a dites qu’il arriverait se sont réellement
passées ou pas.
Pendant ta prochaine visite, je veux
que tu fasses attention et que tu arrives à tes propres
con-clusions concernant l’existence de tel danger ou de tel
fait. Tu dis que tu es assez grand et assez intelligent pour te
faire ta propre idée. Je suis d’accord avec toi. Les gens
intelligents se font une idée en se basant sur leurs propres
observations et non sur les affirmations d’autres gens, quels
qu’ils soient.
Exactement comme je t’ai demandé de me
donner les preuves de ce que tu crois sur base de ce que tu as
vu dans le passé, je te demande de me donner les preuves, la
prochaine fois, après ta prochaine visite, sur la base de ce que
tu auras vu et vécu toi-même.» (GARDNER2, §40 et 41)
Il arrive qu’une famille éclate en deux
après une séparation accompagnée d’une campagne de
dénigrement qui ait porté ses fruits sur une partie des enfants
seulement (ou accompagnée de deux campagnes de dénigrement
croisées) Les visites deviennent l’enjeu de chantages: les
enfants vivant avec un parent vont visiter l’autre à condition
que ceux vivant avec lui viennent chez le premier. De telles
visites (« swap ») valent mieux que pas de visite du tout
(GARDNER2, §42)
Tant que la garde n’a pas été statuée,
la relation avec le parent qui lui est le plus psychologiquement
proche est menacée. Une fois le jugement prononcé, l’enfant peut
cesser sa campagne de dénigrement et profiter plus sereinement
des moments passés avec le parent aliéné (GARDNER2, §45)
3.2.5. Conseils pour le traitement
du parent aliéné
Le parent victime d’un SAP est souvent
perdu face à ce qui lui arrive à lui et à sa famille. Le
thérapeute doit lui expliquer les mécanismes par lesquels se
développe le processus du SAP.
Plus il sera au courant de ce processus, mieux il sera armé pour
le combattre (GARDNER2, §47)
|
L’enfant manifeste de la haine à son égard |
Le parent aliéné
doit apprendre que l’inverse de l’amour n’est pas la
haine mais l’indifférence. La campagne de dénigrement
des enfants cache leur affection refoulée, aussi étrange
que cela puisse sembler au parent aliéné
(GARDNER2, §48) |
|
L’enfant n’est pas coopératif |
Le parent aliéné
doit apprendre à ne pas attacher trop d’importance aux
allégations des enfants à son égard et à tolérer leur
animosité au moment de la transition. Parfois, cette
animosité dure tout le temps de la visite. Le parent ne
doit pas se décourage et ne voir en cette animosité que
le résultat de la programmation du parent aliénant. Il
doit apprécier le fait que nonobstant leurs
protestations, ils viennent quand même en visite, ce qui
signifie qu’ils en ont envie. S'ils ne voulaient
réellement pas – ce qui est le cas d’enfants au stade
grave – ils ne viendraient pas (GARDNER2, §49) |
| Il
arrive fréquemment que l’enfant qui est sage et amical
durant la visite fasse soudain une crise de colère ou de
rage. |
Il faut voir cet
épisode comme une représentation au bénéfice du
programmeur et qui sera dûment rapporté à celui-ci. Il
sera étendu à l’entièreté de la visite et aucune mention
ne sera faite des 95% de bons moments restant. Parfois,
cette crise provient de la colère générée par la
confusion de l’enfant au sein du conflit des parents
(GARDNER2, §50) |
|
L’enfant l’accuse de fausses allégations |
Le parent
aliénant doit être aidé à détourner l’enfant de ses
provocations hostiles vers des échanges plus sains et à
ne pas insister sur le fait
qu’une allégation est vraie ou fausse. Une simple et
courte réplique suffit.
On peut prendre une allégation du parent aliénant et lui
demander s'il l’a lui-même réellement vécue. Le meilleur
antidote aux illusions créées par le parent aliénant est
une saine expérience vécue (GARDNER2, §51) |
| Le
lien semble rompu |
Parler du bon
vieux temps, multiplier les activités et les échanges,
entretenir les jeux «privés» qui rendent unique chaque
relation (mots
codés, chanson favorite...) (GARDNER2, §52) |
|
Difficultés au moment de la prise en charge de l’enfant |
Se faire
accompagner par la police peut aider à rendre légitime
le moment et l’heure de la prise en charge de l’enfant,
tout en lui fournissant une excuse pour le parent
aliénant (GARDNER2, §53)
Le parent aliéné ne doit pas oublier qu’une relation
basée sur l’amour véritable est plus solide qu’une
relation basée sur la peur. Il faut fournir à l’enfant
un environnement dans lequel il sente qu’il peut
exprimer toutes ses impressions et ses sensations,
positives et négatives, au sujet de ses deux parents. Un
environnement opposé à celui du parent aliénant ...
(GARDNER2, §54).21 |
3.3. Le programme de transition dans le
stade III (grave)
3.3.1. Le site de transition
Selon les possibilités, on envisagera
l’un des trois sites de transition suivants:
| La
maison d’un ami ou d’un proche ou une maison d’accueil |
La maison d’un
parent est à éviter. Cet ami ou le parent d’accueil doit
être en de relativement bonnes relations avec l’enfant.
Il doit être au courant de la gravité de la pathologie
du parent Aliénant. Il doit être assez fort pour
interdire tout contact téléphonique avec ce parent et
doit rapporter au tribunal tout manquement de celui-ci
aux ordonnances (GARDNER3, §47) |
Un
home
pour enfants |
C’est là que sont
hébergés les petits délinquants, les enfants abandonnés
ou abusés. La surveillance y est plus organisée et le
contrôle du comportement de l’enfant y sera plus facile.
(GARDNER3, §50) Loin d’être idéal, cet endroit peut
parfois avoir l’avantage de motiver un enfant à être
plus coopératif (GARDNER3, §63) |
|
L’hôpital psychiatrique |
Le personnel
soignant doit être au courant et en contact avec le
tribunal (GARDNER3, §52) |
3.3.2. Les phases de transition
Le but est de permettre à l’enfant de
vivre l’expérience du fait que le parent aliéné n’est pas la
personne dangereuse ou ignoble qui lui a été décrite (GARDNER3,
§54)
|
Phase 1 |
L’enfant est
placé dans le site de transition et est coupé de tout
contact avec le parent aliénant. Il est graduellement
mis en contact avec le parent aliéné lors de visites de
plus en plus longues et fréquentes selon son
accoutumance. |
|
Phase 2 |
Toujours sans
aucun contact avec le parent aliénant, l’enfant rend des
visites de plus en plus longues dans la maison du parent
aliéné, jusqu’à ce qu’il puisse envisager y vivre en
permanence... |
|
Phase 3 |
L’enfant vit chez
le parent aliéné. Tout contact avec le parent aliénant
est interdit et toute tentative est sévèrement punie
(astreintes, emprisonnement, hospitalisation...) |
|
Phase 4 |
Le parent
aliénant reprend graduellement un contact téléphonique
surveillé avec l’enfant, à condition qu’il contrôle son
obsession de manipuler l’enfant. |
|
Phase 5 |
Le parent
aliénant rend des visites surveillées à l’enfant chez le
parent aliéné, à condition de contrôler son animosité
envers le parent aliéné. |
|
Phase 6 |
Si tout risque de
reprogrammation a disparu, des visites courtes et
contrôlées de l’enfant chez le parent aliénant peuvent
être tentées. |
4. Les aspects juridiques et légaux
4.1. Contexte légal aux Etats-Unis
Le code pénal de l'état de Californie
stipule que "Toute personne qui garde, éloigne, retient, soustrait
ou cache un enfant et prive avec une intention malveillante le
gardien légal de l'exercice d'un droit de garde ou une personne d'un
droit de visite, sera puni d'un emprisonnement n'excédant pas un an,
d'une amende n'excédant pas 1000 USD ou les deux..."
(GARDNER_ADDENDUM2, §13)
En Pennsylvanie, ce comportement est
passible de 6 mois de prison avec sursis, de 500 USD
d'amende et suspension ou suppression du permis de conduire
(GARDNER_ADDENDUM2 §11)
Au Texas, on peut être poursuivi devant les
tribunaux pour avoir provoqué intentionnellement
une détresse émotionnelle. Les éléments qui la caractérisent sont :
1. le défendant a agi intentionnellement ou
imprudemment
2. le comportement est extrême et outrageux
3. la détresse dont souffre le plaignant résulte des actes du
défendant
4. la détresse du plaignant est grave (GARDNER_ADDENDUM2, §17)
4.2. Le code civil allemand
(ELSHOLZ, §21 et 22)
L'article 1626 § 1 est ainsi libellé : " Le
père et la mère ont le droit et le devoir d'exercer l'autorité
parentale (elterliche Sorge) sur leur enfant mineur. L'autorité
parentale comprend la garde (Personensorge) et l'administration des
biens (Vermögenssorge) de l'enfant.
En vertu de l'article 1626 a § 1 du code
civil, dans sa version amendée, les parents d'un enfant
mineur né hors mariage exercent conjointement la garde de l'enfant
s'ils font une déclaration à cet effet (déclaration sur la garde
conjointe) ou s'ils se marient.
Aux termes de l'article 1684, dans sa
version amendée, un enfant a le droit de voir ses deux parents, qui
ont chacun l'obligation d'avoir des contacts avec l'enfant et le
droit de visite à son
égard. De plus, les parents doivent s'abstenir de tout acte qui
nuirait aux relations de l'enfant avec l'autre parent ou entraverait
gravement son éducation. Les tribunaux de la famille peuvent fixer
l'étendue du droit de visite et ainsi que des modalités plus
précises d'exercice de ce droit, également à l'égard de tiers. Ils
peuvent aussi obliger les parties à remplir leurs obligations envers
l'enfant.
4.3. La Cour européenne
(ELSHOLZ, §9 à 19, 29, 54 à 61, 68 à 75)
En 1992, les tribunaux allemands refusent
d’accorder à un père un droit de visite à un enfant
né hors mariage ainsi que d’ordonner une expertise psychologique de
l’enfant et de la mère.
Après voir épuisé tous les recours possibles, il s’adresse à la Cour
européenne des Droits de
l’homme pour demander justice et réparation contre l’état allemand.
Il invoque que l'Allemagne n'a pas respecté
l'article 8 de la Convention en vertu duquel,
Toute personne a droit au respect de sa vie
(…) familiale (…)
Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice
de ce droit que pour autant que cette ingérence soit prévue par la
loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société
démocratique, est nécessaire (…) à la protection de la santé ou de
la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.
Dans l’arrêt ELSHOLZ du 13 juillet 2000, la
Cour européenne lui donne raison et condamne
l’Allemagne à payer la somme de 47 600 DEM à titre de dommage moral.
Cet arrêt montre que, quelles que soient
les lois nationales, l’intérêt supérieur de l’enfant réside dans le
droit fondamental d’avoir accès à ses deux parents.
5. Les parents qui ont réussi...
(MAJOR, §77)
- ont suivi des
cours pour être des parents supérieurs à la moyenne
- étaient
tempérés et contrôlaient leurs émotions
- n'ont jamais
laissé tomber, malgré l'envie de le faire et le découragement
- voulaient (
et étaient capable de ) faire face aux dépenses nécessaires
- avaient un
avocat qui connaissait le syndrome et s’étaient mis eux-mêmes au
courant des lois et du fonctionnement des tribunaux
- ont fait
appel à une expertise médico-légale qui a diagnostiqué le SAP et
recommandé le changement de garde
- avaient un
plan d'action pour l'éducation des enfants et ont montré qu'ils
étaient rationnels et raisonnables
- ont recherché
la paix et les solutions plutôt qu'envenimer la situation en
s'apitoyant sur le mal qui a été fait
- ont tenu un
journal des événements, utile pour convaincre le tribunalont
toujours respecté les droits de visites même si les enfants
n'étaient pas là, pouvant prouver qu'ils ont essayé,
contrairement à ce que l'autre dit
- pendant les
visites des enfants, n’ont pensé uniquement qu’à prendre du
plaisir et ne leur ont absolument jamais montré de jugements ou
d’autres documents sensibles
- ont toujours
respecté la loi à la lettre (ont toujours payé la pension,
p.ex.)
- étaient des
gens convenables, avaient des principes et aimaient leurs
enfants
La procédure dite Vicarius Deprogramming
(décrite dans "Therapeutic Intervention for Children with PAS")
explique comment le parent aliéné peut influencer l'enfant sans que
le thérapeute n'aie accès ni au parent aliénant ni aux enfants
(GARDNER_ADDENDUM2 §9).25
6. Annexes
6.1. Références
Paule LAMONTAGNE
Hubert Van Gijseghem, «Us et Abus – de la mise en mots en
matière d’abus sexuel», Meridien 1998
Chapitre 9: «Syndrome d’aliénation parentale: contexte et pièges
de l’intervention» par Paule Lamontagne
Richard A. GARDNER,
«The Parental Alienation Syndrome», 1992, Second Edition 1998
«Differentiating between the parental alienation syndrome and
bona fide abuse/neglect»,
http://rgardner.com/refs/ar1.html
«Family therapy of the moderate type of parental alienation
syndrome», 1999,
http://rgardner.com/refs/ar2.html
«Recommendations for dealing with parents who induce a parental
alienation syndrome in their children», 1998,
http://rgardner.com/refs/ar3.html
«March 2000 addendum»,
http://rgardner.com/refs/addendum2.html
L. F. LOWENSTEIN
«Parental alienation and the judiciary», 1999,
http://www.fact.on.ca/Info/pas/lowen99a.htm
«Parent alienation syndrome, a two step approach toward a
solution», 1998
http://www.fact.on.ca/Info/pas/lowen98.htm
«Parental alienation syndrome (PAS)», 1999,
http://www.fact.on.ca/Info/pas/lowen99.htm
Jayne A. MAJOR,
«Parents who have successfully fought parental alienaiton
http://www.livingmedia2000.com/pas.htm
J. Michael BONE and Michael R. WALSH,
"Parental Alienation Syndrome: How to Detect It and What to Do
About It", 1999
http://www.fact.on.ca/Info/pas/walsh99.htm
CHILDALIENATION “Brainwashing
children against fathers”,
http://childalienation.com
FAMILYCOURTS “Parental
Alienation Syndrome, A severe emotional and psychological
disorder in children brought on by highly contested custody
battles in our Family Court System.”,
http://www.familycourts.com/pas.htm
ELSHOLLZ «Arrêt ELSHOLZ du 13
juillet 2000»,
http://www.isonet.fr/stop/cour_europeenne2.htm.26
6.2. Les auteurs :
Richard A. Gardner, M.D. is
Clinical Professor of Child Psychiatry, Columbia University,
College of Physicians & Surgeons, New York City.
L.F. Lowenstein, Ph.D., is a
consultant psychologist at the Centre for the Diagnosis and
Treatment of Emotional-Behavioural Problems, Allington Manor
School and Therapeutic Centre, Allington Lane, Fair Oak,
Eastleigh, Hampshire, UK 5050 7DE
J. Michael Bone, Ph.D., is a
sole practice psychotherapist and certified family law mediator
in Maitland. He concentrates in divorce and post-divorce issues
involving minor children, and has a special interest in PAS. He
has served as on expert witness on these and related topics and
has been appointed by the court to make recommendations
involving PAS and families.
Michael R. Walsh is a sole
practitioner in Orlando. He is a board certified marital and
family law lawyer, certified mediator and arbitrator, and a
fellow of the American Academy of Matrimonial Lawyers. For more
than 20 years, he has been a frequent lecturer and author for
The Florida Bar.
Creating a Successful Parenting Plan :
A Step-by-Step Guide For the Care of Children of Divided
Families by Dr. A. Jayne Major has been used by many parents
to decide on the best strategies to use. The book includes ideas
for preparing for a psychological evaluation and shows how to
design a parenting plan to present to professionals.
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