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Nous y sommes
allés !
Ce 4 mars
2010, nous avons bien rencontré les représentants ministériels,
affaires étrangères, justice, famille ainsi que certains de leurs
fonctionnaires.
Nous
remercions le Cabinet Wathelet de la tenue de cette réunion.
C’est
Sultana, notre présidente, qui a été invitée à prendre la parole en
premier.
Elle ne
s’est pas étendue mais a d’emblée noté qu’elle avait l’impression de
se répéter.
« Nos demandes
sont connues et nous ne demandons que leur mise en application »
Pour le
reste, elle a déploré le manque d’humanité de certaines des
personnes qui ont le contact avec certains parents.
« Les parents
qui sont passés chez vous, puis chez Child Focus, viennent
rechercher le réconfort chez nous. Ce n’est pas normal !»
Un parent
dans cette situation a ensuite été entendu :
Pourquoi,
pourquoi, pourquoi …?
« Déjà
un an que mes enfants sont enlevés au sein de l’Union Européenne et
je ne vous vois pas proactif, je n’ai toujours pas … »
Le
problème du roulement du personnel, du cadre qui n’est pas complet,
d’un psychologue qui est confondu dans ses fonctions au SPF Justice,
a été soulevé.
Notons
que le SPF Justice a dès lors soulevé le manque de moyens financiers
et que dans ce climat d'économie, aucun départ n'était remplacé,
compliquant encore leur tâche.
Un
responsable du département au SPF Justice a déploré le climat de
tension entre parents et fonctionnaires. Il a été rejoint par celui
du SPF Affaires Etrangères en indiquant que le lien de confiance
entre parties devait se gagner dans le temps.
Ils se
sont également plaints d « harcèlement parlementaire » dont
ils font l’objet et qui les empêche de travailler dans l’intérêt
premier des enfants, comme ils le souhaitent.
Pierre a
répondu vertement, avec calme.
- En 2003, une
décision avait été prise de créer plusieurs groupes de travail où
parents et acteurs publics pourraient se parler
régulièrement de manière constructive,
- cette décision a
pris forme en 2005 et a très vite été déviée de son objectif,
- SOS RAPTS PARENTAUX
a alors prévenu, que si le lieu de rencontre des idées ne pouvait se
faire dans ce cadre, le débat devrait être déplacé ailleurs, comme
par exemple, au parlement.
Ce qui
fut fait.
Et de
nombreux parlementaires ont posés un nombre important de questions
qui pour certaines d’entre elles ont mené à des améliorations de la
Loi et même à la publication d’un livre sur le sujet, écrit à quatre
mains, par Sultana et un Sénateur.
Nous
avons été informés que
- 150 cas nouveaux
ont été ouverts en 2009 concernant presque 200 enfants,
- Child Focus va
sortir un guide de prévention en juin 2010,
- 5 magistrats de
référence ont été nommés en 2009.
-
Des 4 groupes de travail initiaux, 2 sont toujours actifs : Le
groupe Magistrature et le groupe Parents dont le fonctionnement va
être repensé
-
Une rencontre multilatérale avec les Autorités Centrales des pays
membres de l'Union Européenne à
l'exception du Danemark allait être organisée.
L’ensemble des intervenants ont marqué leur appui à l’idée qu’il
n’y avait rien à cacher et que l’interaction entre les parents
victimes de rapt parental était à promouvoir.
L’étape
suivante étant leur implication directe dans cette interaction.
Il a été
convenu que nous formulions nos attentes quant au « groupe parent »
et que nous fassions une critique constructive des informations
reprises sur le site du SPF Justice.
Bien
d’autres points importants ont été soulevés, mais dans un esprit
d’apaisement constructif et ayant bien compris que les parents
victimes de rapts parental vont, à nouveau, être entendus par leur
participation active dans l’amélioration du système en place, nous
voulons laisser une chance au dialogue auquel nous sommes conviés.
Nous
attendons la prochaine réunion prévue le 28 avril 2010 pour aller de
l’avant.
La séance
a été levée par un mot de clôture « vielle France » :
« La
confrontation a été faite dans les formes » ! |