Mauricio

A l'heure actuelle, force est de constater que le phénomène des rapts parentaux est en perpétuelle augmentation et qu'il touche tous les pays.

En effet, aujourd'hui Mauricio en fait lui aussi la triste expérience.

Mauricio est en instance de divorce depuis septembre 2001.  Au début, tout se passe bien et il peut voir sa fille quasi quotidiennement.  La petite Clara-Abigail vivait chez sa mère mais cela ne posait aucun problème jusqu'au jour où cette dernière a tenté une première fois d'enlever sa fille vers le Mexique, pays natal de Mauricio et de sa future ex-épouse. 

 Une ordonnance  du tribunal de Nivelles interdit alors à la mère de quitter le territoire avec la petite "jusqu'à ce qu'on statue sur la garde de l'enfant."

Mai 2003, le tribunal de Nivelles statue enfin et Mauricio obtient la garde de sa fille malheureusement, une semaine plus tôt, la maman a mis son triste "plan" à exécution et a emmené la petite Clara-Abigaïl vers le Mexique.

Aujourd'hui, Mauricio est sans nouvelles de Clara-Abigaïl et il s'est vu remettre un jugement émis par un tribunal de Tijuana (Mexique) octroyant la garde exclusive de l'enfant à la mère et stipulant que Mauricio doit immédiatement cesser d'importuner sa future ex-femme et son enfant et qu'aucune poursuite ne peut être envisagée contre ladite décison.

Non seulement, on nie les jugements rendus en Belgique, le parent rapteur se dépêchant de faire valoir ses droits dans son pays d'origine ( 10 jours après le rapt pour être précis!) mais on interdit, en plus, au parent lésé par voie d'ambassade, d'intenter quelque autre procédure visant à contester le jugement rendu dans le pays du parent rapteur sous peine d'être poursuivi à son tour.

A l'heure des Droits de l'Homme et des Droits de l'Enfant, c'est un comble. 

Où va la démocratie?

Le chemin est encore long pour que l'intérêt de nos enfants prime sur les intentions douteuses d'adultes égoïstes!