Le blog de Pascal : http://antoinekailouisghislain.skynetblogs.be
Concerne : affaire Antoine Gallez – enfant
kidnappé par sa mère en Allemagne
Historique :
Antoine est né le 4 mai 1991. Mme Kamran et moi-même
étions alors mariés ensemble. A partir de 1995, nous nous sommes séparés de
fait (dernière résidence commune en Belgique). Nous nous étions
« partagé » la garde de notre fils Antoine, l’idée étant qu’un enfant
a besoin de ses deux parents.
Après quelques temps, Mme Kamran retourne en Allemagne,
vu que ses affaires en Belgique marchent mal (gestion déplorable, dettes, etc…).
Elle me laisse Antoine et passe régulièrement à Bruxelles (un w/e sur deux ou
trois) afin de voir comment les choses se passent et pour embrasser notre fils.
Les choses se stabilisant pour elle, en Allemagne, elle
suggère que nous reprenions la garde partagée : 15 jours chez elle, en
Allemagne ; 15 jours chez moi, à Bruxelles. Cela me semble tout à fait
souhaitable, pour le bien psychique d’Antoine tout autant que pour son
bilinguisme. Il est, qui plus est, encore à un age auquel, scolairement, un tel
va et viens binational peut se faire
sans difficulté.
Pour des raisons frivoles, Mme Kamran dénonce cet accord
et, à partir du 4 mai 1997, prévient tout contact entre Antoine et moi-même,
tout en manipulant Antoine profondément. Un divorce a lieu, en Allemagne, selon
le droit Allemand.
Droit de garde : le tribunal Allemand accepte le
fait accompli du rapt, même s’il le déplore. Mme Kamran obtient la garde
exclusive.
Droit de visite : le tribunal accepte, là aussi,
tout en le déplorant, le fait accompli de la manipulation d’Antoine par la
mère, et refuse de prévoir un droit de visite. Il semble que, de plus, le droit
allemand estime que si le parent gardien (et Allemand) ne veut pas accorder de
droit de visite, c’est la volonté dudit parent qui fait force de loi.
Pour le folklore, une expertise psychologique a eu lieu.
Elle a déterminé que Mme Kamran ne se trouvait pas dans un état psychologique
optimal et n’agissait pas pour le bien de l’enfant. Quant à moi, selon cette
même étude, je suis « clean », mais l’expert préfère conclure que je
suis, peut-être, malin et que je l’ai manipulé. Bref, selon la règle immortelle
que l’appareil allemand applique devant le parent étranger : « pile,
je gagne ; face, tu perds ».
Depuis, je réclame régulièrement la possibilité d’entrer
en relation avec Antoine, à Mme Kamran, à ses avocats successifs, aux juges
allemands. Quand j’en ai eu la possibilité, j’ai toujours payé une pension
alimentaire pour Antoine. Si j’écris « quand j’en ai eu la
possibilité », c’est pour des raisons de localisation. Mme Kamran déménage
souvent, sans laisser d’adresse. Je n’ai plus pu payer régulièrement de PA
depuis novembre 2002.
L’AC Allemande, excédée d’avoir l’air toujours ridicule
(voire, de mauvaise foi), perdant sans cesse la trace de Mme Kamran, tels les
plus stupides des soldats allemands dans les films de feu Francis Blanche, a demandé
et obtenu une décision de justice à l’égard de Mme Kamran, en date du 19
octobre 2004. Cette décision interdisait à Mme Kamran de déménager sans laisser
d’adresse auprès du tribunal.
Est-il nécessaire d’ajouter que, très peu de temps après,
Mme Kamran a déménagé pour une adresse inconnue? Est-il nécessaire de préciser
que, tels les plus stupides des soldats allemands des films de feu Francis Blanche,
les allemands ne parviennent pas à retracer Mme Kamran ?
1
Concernant un éventuel procès en appel, qui me
permettrait de voir Antoine.
Le ministère de la justice (à ce jour, Mr Liévin) est sur
l’affaire depuis mars 2002, sans résultat probant à ce jour.
A l’évidence (à mon opinion, du moins), les diverses
administrations allemandes jouent la montre, se disant qu’il y aura bien un
jour où Antoine ayant 16 ans, je pourrai aller à la gare, et y rester. Il y a
un procès en cours. La première séance de ce procès avait eu lieu le 21 avril
2005. Je m’étais alors fait extorquer
l’acceptation d’attendre 6 mois de plus, pendant lesquels les autorités allemandes
allaient faire leur possible pour faire « voir la lumière » à Mme
Kamran, et pour protéger Antoine. J’attends encore la deuxième séance (prévue
pour le 21 octobre 2005 ; nous sommes fin mars 2006) et remarque que Mme
Kamran n’a pas vu la lumière, ne s’est pas rendue régulièrement aux
convocations destinées à revoir la situation, qu’Antoine a été encore un peu
plus manipulé, que Mme Kamran a disparu à nouveau, et que le juge allemand se
fiche de moi.
2
Concernant le changement de nom de mon fils, Antoine, de
Gallez en « Kamran ».
J’apprends par hasard, en juillet/aout 2001, que mon fils
est présenté par sa mère sous le nom de « Antoine Kamran ». Il faudra
19 mois à l’AC allemande, et un nombre de rappels infinis, pour qu’elle
m’indique l’administration en charge. Il faudra six mois de plus pour obtenir
le dossier de la part de ladite administration, dossier dans lequel je remarque
que, effectivement, le nom d’Antoine a été modifié sans que j’en sois jamais
prévenu officiellement. La raison pour laquelle je n’ai jamais été consulté, ni
prévenu, est que Mme Kamran a trafiqué un document avec mon adresse, et a
déclaré faussement qu’elle ne savait pas où je vivais.
J’envoie ma protestation motivée le 18 mars 2004 à
l’administration de Francfort. Après deux mois de vérifications, cette dernière
fait suivre le dossier, fin mai 2004, à la cour de Darmstadt. Là, il faudra attendre
mai 2005 – un an, donc - pour que Darmstadt rende une décision. Si le ministère
des AE n’avait pas insisté de la manière la plus pressante auprès de Darmstadt,
j’attendrais encore. La décision prise de manière très privée, puisque je ne
suis pas invité (mais les ronds de cuir coupables de l’impair, si), conclut
que :
A/ la manière dont Mme Kamran a obtenu le changement de
nom est répugnante.
B/ l’administration Allemande n’a pas fauté.
C/ le changement de nom restera en vigueur, vu que c’est
pour le bien de l’enfant.
J’ai fait appel. La décision aurait dû être rendue 21
mars, mais au dernier instant, la ville de Francfort fait des finasseries
procédurières destinées, une fois encore, à retarder la décision qui est donc
remise. Nous pouvons cependant espérer une décision prochaine – le mot
« prochaine » ayant le sens zaïro-teuton que nous savons.
3
Concernant l’aide juridique à la sauce allemande.
L’Allemagne fait tout son possible pour prévenir toute
aide juridique que ce soit – ou, pire, à laisser la situation si peu claire
qu’on ne sait où on en est. Ces derniers mois, j’ai dû amener la preuve de mes
revenus à quatre reprises, avec documents divers, commentés et certifiés par
l’AC belge, et l’AC allemande n’a toujours pas annoncé formellement qu’elle
m’accordait (ou non) l’aide juridique. Cela lui permet de laisser mon avocat
dans l’eau tiède, à moins s’agiter pour moi - et ainsi, comme toujours, à
gagner du temps.
Que peut la Belgique ?
De toute évidence, pas grand-chose. Si l’équipe en place
voudrait bien, elle ne peut point – pour paraphraser les vers immortels de Mme
la Baronne Annie Cordy. Les pouvoirs donnés à l’AC belge sont inexistants – ou,
pour le moins, ne sont pas en adéquation avec le mauvais vouloir de certaines
AC étrangères. La ministre Onkelinx a créé un instrument auquel elle n’a pas
donné le droit de montrer les dents, ni d’user de ses griffes. C’est une
Porsche dans laquelle on plante un moteur de Lada.
Pour obtenir quelque chose, il faut le vouloir, et l’AC
Belge n’est pas mise en position de vouloir – la volonté politique n’y est, de
toute évidence, pas. Que veut la Belgique ? Rien. De ce fait, que peut la
Belgique ?
Que peut la Communauté Européenne?
J’ai un souvenir ancien de Mme Banotti qui avait écrit au
ministre allemand, à propos de diverses affaires de rapts vers l’Allemagne,
avec l’usuelle collaboration des autorités allemandes, et de la réponse dudit ministre,
qui pouvait se résumer à un brutal « mêlez vous de vos oignons ».
La bonne volonté de la remplaçante de Mme Banotti ne m’a
pas l’air optimale. La mauvaise volonté des Allemands n’a, quant à elle,
aucunement changé.
Pour les parents dont un enfant a disparu en Allemagne,
ne reste qu’un espoir : Rambo. Et s’il n’y a pas de Rambo institutionnel,
il y aura, de plus en plus souvent, des parents qui se transformeront en Rambo,
avec les dangers collatéraux que l’on peut se figurer.