| Témoignage de Danièle, la maman d'Eliot Mon
fils a été enlevé par son papa, alors qu'il n'avait que trois semaines,
de la France vers la Belgique. A partir de ce jour, ma vie a basculé
dans un affreux cauchemar. Les premiers jours, j'étais anéantie, dans la
douleur et l'incompréhension. Je voulais raisonner le papa moi même,
tenter de le comprendre, de mettre des mots sur son geste mais je me
suis heurtée à une famille entière qui me faisait barrage, à un mur de
mépris et de violence!
La police Française elle-même était impuissante : le bébé porte le nom
de son papa alors...ils ne peuvent intervenir. En plus la Belgique,
c'est hors de leur territoire de compétence; donc, légalement, le papa
avait le "droit" de prendre l'enfant.
Cette phrase assassine me fait encore frissonner.
Comment un parent peut-il
emmener un enfant au-delà d'une frontière en balayant de sa vie l'autre
parent et ce, SANS QUE CELA INTERPELLE QUI QUE CE SOIT?
J'ai de suite contacté un avocat qui m'a reçu dans
l'urgence (le choix d'un avocat efficace est déterminant pour la suite).
S'en est suivi une saisine en référé du Tribunal de Grande Instance de
Lille; Commence alors une longue attente près du téléphone! Une vie en
suspens accrochée à l' espoir d'une date d'audience rapide qui mettrait
fin à ce calvaire!!
Le jour J, le jour de l'audience et pour la première fois, on a mis un
mot sur la situation "enlèvement parental" et, sur le coup, ça a l'air
surréaliste mais les mots sont posés, la situation a un cadre juridique
donc je peux enfin espérer un dénouement.
Pourtant le papa s'obstine et refuse, face au juge, de respecter la
décision de justice qui me confie le droit de garde et d'hébergement, et
qui ordonne la restitution du bébé. Mon fils a alors un mois et demi.
Je m'étais rendue au tribunal le coeur serré, espérant naïvement en
sortir avec mon enfant. Ma naïveté balayée, je prends la juste mesure du
combat juridique qui s'annonce; le tout n'est pas d'avoir en sa faveur
un jugement mais de pouvoir le faire appliquer au-delà des frontières!!
En attendant, le papa se croit intouchable, à l'abri de ses convictions
de toute puissance et m'empêche d'approcher de mon enfant.
Le jugement en poche, je vais porter plainte au commissariat, auprès de
la brigade des mineurs; étape indispensable pour se faire entendre! On
m'annonce que la procédure est longue puisque cette plainte doit passer
du parquet de Lille à celui de Mons avant d' être instruite. Le temps
joue contre moi; mon bébé a deux mois et demi, il s 'éveille au monde et
je n' en fais pas partie!
Au bout de force je me tourne vers une association 'SEIE.ORG' et
j’envoie un mail à Mme LIMAROLA, qui me contacte aussitôt. Je trouve
écoute et compréhension ; elle m’oriente vers des gens merveilleux qui,
forts de leur expérience personnelle face à l'injustice parentale, vont
m'épauler,me guider, me conseiller pour me 'faire entendre 'des
autorités.
Et ce jugement, qu'on ne savait faire appliquer en Belgique (à défaut
d'une procédure longue et coûteuse : l'exequatur), me servira à
interpeller les Autorités Centrales de France et de Belgique. Je monte
rapidement un dossier pour obtenir le retour de mon enfant selon
l'application de la convention de La Haye : UN COMPTE A REBOURS EST
LANCE.
Les autorités sensibilisées par le très jeune âge de mon bébé, j’ai la
chance d'être entendue dans les 6 semaines comme le prévoit (en théorie)
la convention. Mais je pense à tous ces parents qui attendent toujours;
comme c'est inhumain, cette lenteur administrative !!! Ajoutez à cela le
poids du chagrin, ce sentiment d'être incompris, inutile...Le parent
victime a besoin de soutien.
Aujourd'hui au, bout de 4 mois et demi, je peux serrer mon bébé sur mon
cœur, je mesure ma chance et je remercie très sincèrement SABINE,
PASCAL, SULTANA, pour m'avoir soutenue; ils n'ont pas hésité à monter au
créneau, à bousculer les institutions pour que justice soit appliquée!
A tous les parents qui traversent ce cauchemar, j'apporte mon soutien
parce que le combat contre le rapt parental n'est pas connu de tous et
que beaucoup trop de parents en souffrent encore tous les jours.
Si j'avais un conseil à
donner je vous dirais d’être fort et de garder foi en vous parce que
votre équilibre psychologique est votre meilleure arme!
Danielle, la maman d’Eliot
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